Diaporama : BA 123, permis de voler

Le gros porteur Airbus 400 militaire (A400M) est la véritable star de la base de Bricy. Onze avions de ce type sont rattachés à la BA 123 qui compte aussi des Hercules et Transall.

Près de 3 000 hommes et femmes, militaires ou civils, vivent et travaillent chaque jour à la base aérienne de Bricy. L’Armée de l’air nous a laissé pénétrer dans ce site ultrasécurisé, véritable ville dans la ville.

Entourée de champs et bordée par la RD 836 se trouve une enseigne un peu spéciale : la Base aérienne 123 Orléans-Bricy "commandant Charles Paoli". Le service d’accueil est sur ses gardes. Portail fermé, militaires armés, escadron de protection... il faut montrer patte blanche pour entrer.

Passée la sécurité, direction l’Escadron de soutien technique aéronautique (Esta). Cette unité, basée dans d’immenses bâtiments récents, emploie 250 personnes chargées de la maintenance des A400M : informatique, structure, avionique, armes... "Chaque spécialité se complète avec les autres et apporte son expertise à la sécurité des avions", souligne le lieutenant-colonel Cécilia, commandant en second de cette entité. L’officier ouvre une porte. Nous tombons nez à nez avec un A400M. Une rencontre du troisième type face à cet ogre des airs aux dimensions XXL.

Mais pour dompter tous ces avions, il faut du personnel naviguant. À l’escadron 1/61 Touraine, nous rencontrons le commandant Fabian, 34 ans dont 14 dans l’Armée de l’air. Il encadre ses équipes, transmet son savoir aux jeunes pilotes et... pilote l’A400M. "Il faut être humble et perfectionniste pour toujours améliorer notre travail, sécuriser nos vols", confie-t-il. Dans la salle de briefing qui donne sur le tarmac, toutes les têtes se tournent pour voir les avions décoller. Les pieds sur terre, l’esprit dans les nuages. Découvrez les coulisses de ce lieu emblématique du Loiret avec notre reportage photo.

B. Sanson

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    L’A400M peut transporter deux véhicules légers de combat, un camion et même certains modèles d’hélicoptères. (Photo D. Chauveau)

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    Chaque moteur dégage 11 000 chevaux de puissance. 44 000 chevaux au total de quoi décoller bien chargé ! (Photo D. Chauveau)

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    L’A400M, un monstre des airs imposant sur terre. (photo D. Chauveau)

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    Le simulateur de vol, un outil indispensable pour préparer le personnel naviguant au pilotage de l’A400M et réaliser les manœuvres les plus délicates en toute sécurité. (Photo D. Chauveau)

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    La base aérienne dispose de ses ateliers avec tous les métiers (mécanique, carrosserie, menuisier…) pour entretenir et retaper le matériel de l’armée mis à rude épreuve. (Photo B. Sanson)

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    Le bourrelier fait du sur mesure pour ses collègues en opération extérieure et même pour les chiens parachutistes avec une muselière spéciale sauts ! (Photo D. Chauveau)

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    La sécurité incendie de la BA 123 et notamment du tarmac est assurée par une caserne de pompiers... militaires. (Photo D. Chauveau)

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    Pour sortir l’A400M de son hangar, il faut quatre personnes : un dans le véhicule de remorquage, deux aux ailes et un au poste de pilotage. (Photo D. Chauveau)

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    La météo, un critère essentiel pour la base qui prépare les vols et les missions en s’appuyant sur des données actualisées en permanence. (Photo D. Chauveau)

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    RAS à la tour de contrôle. Le ciel est bas mais la visibilité est correcte. (Photo D. Chauveau)



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