La biodiversité, un enjeu pour le Loiret

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Le saviez-vous ?

L’agriculture
L’agriculture biologique est très minoritaire avec à peine 0.9% de la SAU du Loiret (3 281ha).

La biodiversité, les ressources naturelles
  • Le département du Loiret compte une des plus grandes surfaces classées « Natura 2000 » avec 19% de la surface terrestre, signe d’un potentiel floristique et faunistique.
  • L’artificialisation des sols dans le Loiret est proche de la moyenne nationale (5.2% contre 4.8% pour la France de province), l’artificialisation du territoire entre 2006 et 2010 reste modérée avec 4,5%, soit près de 3 points de moins qu’au niveau national (7,1% - province).
  • Des prélèvements de granulats en baisse considérable (-2 700 milliers de tonnes entre 2007 et 2010). En 2010, l’extraction de matériaux alluvionnaires représentait 2 900 milliers de tonnes dans le Loiret.
Les déchets
Des politiques en faveur du tri des déchets qui permettent de valoriser 33% des déchets ménagers et assimilés (pour 572 kg/hab.). Pour autant, 20% des déchets terminent mis en décharge, sans valorisation possible.

La forêt
Le département est boisé pour plus du quart de sa surface, ce qui en fait un département où la filière bois et les propriétaires forestiers sont bien représentés et où la chasse (particulièrement en Sologne) représente une ressource économique et un thème de loisir important. La forêt privée est largement dominante (80%). Le Loiret est potentiellement riche pour alimenter les filières énergétiques (biomasse forestière), la construction bois et le bois/industrie.

L’eau, l’assainissement
  • La consommation en eau est importante avec 374 767 milliers de m3 prélevés, essentiellement destinés à la production énergétique (54%) et à l’agriculture (29%).
  • Le département est bien équipé en ouvrages collectifs d’épuration (215 stations en 2012) et son territoire et totalement couvert par 40 SPANC (assainissement individuel).
  • En 2011, 219 captages d’eau souterraine assuraient la fourniture d’eau à plus de 99% de la population du département. La protection des captages d'eau destinée à l’alimentation humaine s’est améliorée ces dernières années avec un passage de 51,2% de captages disposant de périmètres de protection au 31 décembre 2005 à 73% fin 2011. En revanche, l’eau distribuée a dépassé les normes de potabilité (nitrates, pesticides) sur 35 communes.

État des lieux du territoire

Atouts
  • Une agriculture productive dominée par les céréales, dans un contexte de pression sur la ressource en eau et sur l’accès au foncier
  • Une nature et des paysages diversifiés et accessibles, premier facteur d’identité et élément important d’attractivité du territoire
Faiblesses
  • Un éclatement des acteurs de la gestion de la ressource en eau, parfois absence d’acteurs et une situation de l’eau critiqu en quantité prélevée et en qualité
  • Un manque d’ingénierie dans les collectivités pour mettre en œuvre les programmes d’actions de restauration des continuités écologiques (trame verte surtout) ne permettant pas une évaluation des impacts locaux du changement climatique.

État des lieux de la collectivité

Atouts
  • L’eau : des moyens financiers importants, une assistance technique et une politique historique à conforter
  • Gestion des déchets : un plan départemental des déchets non dangereux récent (2011)
Faiblesses
  • Des données d’observation du territoire insuffisantes pour mesurer l’efficacité des politiques
  • Des stratégies et des politiques sectorielles qui pourraient être actualisées et plus intégrées

À télécharger

Questionnements

  • Quelle agriculture dans le Loiret pour demain ?
  • Quelle gestion durable des sols ?
  • Quelle gestion de l’espace privilégier pour préserver les espaces agricoles et naturels ?
  • Comment gérer durablement la forêt dans le Loiret ?
  • Comment préserver les paysages face à l’étalement urbain ?
  • Comment préserver la ressource en eau du Loiret et améliorer sa qualité ?
  • Comment mieux connaître et faire connaître la biodiversité et l’ensemble des richesses  du Loiret, et les protéger ?
  • Comment développer le tourisme et les sports de nature sans détériorer les espaces naturels ?
  • Comment concilier dynamisme économique, gestion raisonnée du foncier et qualité paysagère ?